Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 15:34

De la part de la classe de CE2 A de l'école Condorcet d'Aubervilliers :

 

Je suis votre super grand fan et j’ai beaucoup aimé ! (Victor)

C’est dommage qu’on ait pas vu le roi… J’ai beaucoup aimé le chant de celle dont le nom s’est perdu. (Nour)

J’ai bien aimé quand Angel – Ange est partie découvrir le monde. (Wassim)

Angèle – Ange, continue comme ça ! Ton personnage est très bien ! Bisous, bisous ! (Michaélla)

Merci d’avoir fait cette pièce pour nous. (Emily)

Merci d’avoir dansé pour nous, votre spectacle était bien ! (Aminata).

J’ai aimé le décor ! (Yacine)

J’ai aimé ! (Céline)

J’ai aimé le rôle d’Angèle - Ange ! (Sophie)

Vous avez été géniaux, j’ai beaucoup aimé ! (Kelly)

J’ai vraiment aimé les personnages et la pièce, dommage qu’il n’y avait pas de garçon. Je vous remercie. (Dawin)

Tout était bien ! Etiez-vous fatigué après ? Je voulais savoir qui se cache derrière le rideau ? (Kimia)

Je vous remercie tous ! Les comédiens ont bien joué. Vous avez été excellents, il y avait beaucoup de sentiments. Vous avez bien articulé et l’entrée en scène était parfaite. L’auteur a bien écrit la pièce. (Cérrine).

J’ai aimé tout le spectacle, j’ai aimé tous les personnages sauf la méchante reine ! C’était bien fait. Les comédiennes ont bien  joué !  (Niama).

J’ai aimé quand Angèle – Ange a fait du rap et quand Chérie Rose a dansé. Je n’ai pas aimé que Nimue soit jalouse. (Youssef)

J’ai bien aimé quand toutes les comédiennes chantaient ! J’aurais aimé être à votre place, vous êtes courageuses car vous avez joué devant pleins de spectateurs. Merci beaucoup ! ( Hayat )

J’ai aimé le décor ! (Patryk)

J’ai bien aimé quand la princesse a chanté et quand Angèle – Ange est partie découvrir le monde. (Jenny)

 

Merci à toute la compagnie pour le spectacle que vous nous avez offert. Les élèves et moi-même avons beaucoup apprécié ce moment de détente, de réflexion et de plaisir. Bravo à toute l’équipe ! (le maître)


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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 15:26

En 2011-2012, nos princesses sont parties en tournée ! Elles ont joué à Paris, Fosses et Aubervilliers. Autour des représentations, la compagnie a mis en place des actions, notamment avec les élèves de CE1 et CE2 d'Aubervilliers.

Voici quelques mots de Karin Bernfeld sur l'atelier d'écriture qu'elle a mené auprès d'eux :

L'atelier d'écriture que j'ai proposé aux classes de l'école primaire d'Aubervilliers est parti d'une remarque collective des enfants : la plupart des enfants avaient beaucoup aimé le spectacle mais étaient déçus qu'il n'y ait que des filles dans "Les Petites Empêchées". Même s'ils comprenaient pourquoi, après avoir discuté de cette question, j'ai pris leur critique à la lettre, et j'ai donc lancé comme idée de départ une histoire où il n'y aurait que des garçons. Un conte qui s'appellerait donc "Les Petits empêchés ?" - en insistant sur le point d'interrogation, car est-ce que des princes pouvaient-être empêchés de faire quelque chose ? On ne le savait pas encore- ... On inverserait donc tout : il y aurait un Roi, deux princes, un parrain... Il faudrait inventer des noms, et une histoire.
Le Roi, à l'inverse de la Reine du conte initial, voudrait que ses fils découvrent l'amour et parcourent le monde.
Très vite sont apparues des idées de ce que pouvaient avoir envie de faire ces princes et que leur père les empêchait de faire...

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Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 20:22

Quelques moments juste avant le spectacle, pris sur le vif par l'oeil complice et attentif de Gilles Leneuf de Neufville, le régisseur lumières du théâtre de l'Est Parisien.

Les Petites Empéchées ©Gil (11) WebLes Petites Empéchées ©Gil (1) WebLes Petites Empéchées ©Gil (2) WebLes Petites Empéchées ©Gil (5) WebLes Petites Empéchées ©Gil (7) WebLes Petites Empéchées ©Gil (6) Web


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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 18:56

Suite aux deux premières ouvertures publiques à L’étoile du nord, la classe de CE1 a travaillé sur ce que leur inspirait ces morceaux de texte et sur ce que chacun voudrait dire aux personnages des petites empêchées.

 

A Reine :

« Vous avez raison c’est bien d’être jolie. Mais ce n’est pas le plus important, le plus important c’est l’intelligence. » Clara

« Reine, vous devez laisser vos filles réaliser leurs rêves. » Dina

« Pourquoi vous trouvez-vous laide ? » Vincent

« Reine, la beauté il n’y a pas que ça dans la vie il faut aussi étudier. » Nicolas

« Où est votre marraine ? » Adèle

« Vous êtes jolie malgré vos rides. » Félix

« Ca ne sert à rien de se plaindre juste pour de la beauté. » Allegra

« Reine, un roi viendra te voir un jour. » Vassili

« Vous criez vraiment trop et vous dites toujours non. » Anna-Louise

 

A Marraine :

« Tu ondules beaucoup on pourrait dire que tu es restée 30 secondes dans le bain et tu t’es transformée en sirène. » Max

« Que tu es une chipie ! » Alexandre

« Arrêtez de raconter à vos nièces le passé. » Marc

« Pourquoi as-tu fait un grand voyage sur les océans, dans les déserts, dans les rudes régions glaciales, dans tous les pays du monde ? » Louis

« Est-ce que tu crois au prince charmant ? » Yaël


A Chérie-Rose et Angelange :

« Vous ne voulez pas d’un prince ? » Héloïse

« N’écoutez pas votre maman ! » Adrien

«  Vous avez raison de vouloir étudier, courir, marcher et lire. Ne pensez pas au prince charmant. » Chérie

« Vous êtes folles d’écouter la belle voix, très belle, de celle dont le nom s’est perdu. » Avril

« Vous êtes très curieuses. » Juliette E.

« Angelange tu as raison de vouloir lire, marcher, courir, étudier. » / « Chérie Rose tu as le droit de danser comme tu veux. » Mathilde


A Celle dont le nom s’est perdu :

« Ton chant est très beau, mais il va falloir te réveiller » Balthazar

« Je voudrais bien savoir d’où tu viens et quelle est ton histoire mais tu chantes très très bien. » Enora

« Vous avez un drôle de chant qui perturbe. » Jean-Jacques

« Vous vous appelez comment ? » Tala

« Tes chants sont magnifiques » Juliette B.

« Danse et chante toujours. » Jeanne

« Ton chant n’est pas empoisonné. » Jim

 


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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 23:51

00001928.jpgNous avons commencé les répétitions des Petites empêchées. Nous avons pu déjà travailler quelques heures sur le décor, inachevé certes, mais cela permet d'avoir une idée assez précise de ce que cela sera. Je me fais l'effet d'une gamine ayant reçu en cadeau un jouet géant (nous jouons sur une robe de princesse géante) Et notre "machine à jouer" me semble très bien fonctionner , pour le peu que je puisse me rendre compte à ce stade des répétitions. L'avantage d'avoir conçu le spectacle avant même d'avoir écrit le texte (!), c'est qu'il s'emboîte parfaitement dans la scénographie et les grandes lignes de mise en scène dessinées au préalable. Et les rôles ont été écrits pour les comédiennes qui les interprètent... Tout va donc assez vite et laisse la part belle au travail d'approfondissement du jeu et de la technique. Le désavantage en est que j'ai donné le texte assez tardivement pour susciter quelques angoisses quant à son apprentissage. Je me retrouve dans la même situation, jouant le rôle de la reine (la si tentante méchante reine!), mais avec le double handicap qu'étant également metteuse en scène je mets bien plus de temps à plonger dans le jeu et qu'évidemment le dédoublement n'est pas très confortable. Ceci dit, je m'amuse énormément, nous rions souvent à en avoir mal aux côtes, et cela ne nous empêche pas d'avancer vite et bien dans le travail, au contraire. Nous nous connaissons bien les unes les autres, avons déjà partagé des aventures communes, à part pour Karin dont c'est la première aventure sambrienne. Les comédiennes me font confiance et nous nous comprenons sans avoir à s'expliquer des heures durant. C'est très agréable.

J'ai hâte de confronter les premières étapes de ce travail aux classes, mardi à Paris et jeudi à Persan, et d'entendre leurs retours. Evidemment comme ils ont partagé avec nous depuis novembre toute l'élaboration pré-écriture, ce sont des spectateurs et spectatrices déjà bien averti/e/s, mais ils prennent assez désormais leur rôle de jeunes conseillers au sérieux pour être sans concessions...!


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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 23:43

Me voici recluse dans ma petite maison de Picardie. Au milieu d'un océan de champs de betteraves et de terres labouréeP1000706s. Pas une boulangerie ou un café à moins de dix kilomètres. J'ai acheté des réserves pour cinq jours et me suis enfermée pour écrire. Heureusement que c'est le printemps. Il fait beau et presque chaud dans la maison. Je ne fait marcher la cheminée que le soir. Heureusement. Parce que rien de plus glaçant que de rester assise à longueur de jours et de nuits à son bureau. J'ai écrit en trois jours et trois nuits une première version du texte des petites empêchées. Je crois, dans la dernière ligne droite, avoir écrit près de quinze heures d'affilée, comme dans un état hypnotique. A un moment j'ai regardé l'heure, il était 23h54 et l'instant d'après il était 3h50. J'espère que le texte est abouti ou à peu près. Demain je vais le relire encore. Je ne sais plus trop bien quel jour ni quelle heure on est. Aujourd'hui j'ai déjeuné à 16h. Je m'étais installée à mon bureau à 10h, avec mon bol de thé, histoire de jeter un oeil rapide au texte, avant de m'habiller. JP1010076'en suis ressortie à 15h30 sans trop savoir ce que j'avais fait. Des corrections je crois, des remises en ordre narratif, des précisions. La maison craque de partout. Les morceaux de bois dans la cheminée, les bêtes dans les combles, les branches sur le toit. Je m'accroche à mon écran. Et je n'en ai pas assez, puisque me voici en train d'écrire ce morceau de blog. Demain soir, les dernières corrections, avant de rentrer à Paris vendredi. Nous nous retrouverons avec les comédiennes samedi après-midi et lirons le texte tout frais...


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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 15:07

Après plusieurs réunions de scénographie, avec Patricia Labache, artiste peintre qui conçoit avec moi et dessine une grande partie des scénographies de la compagnie depuis plusieurs années, Magalie Leportier costumière qui va réaliser toute la partie tissu du décor, assistée de Magalie Pichard, la costumière de la compagnie depuis... les origines (!), la réalisation du décor est lancé. Reste à trouver le bon velours pour l'immense immense (choix délicat, entre matière, couleur, possibilités de lumière, ...). Quentin quant à lui est en train de terminer la construction de la structure du décor sur laquelle viendra se poser la robe.

Voici quelques images du projet, en attendant de voir en vrai!

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 16:54

Atelier mené par Karin Bernfeld, (Nimue, la marraine des petites empêchées) :

"L’Espace-Femmes, un petit local dans un des immeubles. Je découvre un lieu accueillant et chaleureux, la bibliothèque et tout ce qui est affiché sur les murs renforce ce sentiment d’être dans mon élément. Nous discutons avec Claude. L’engagement est très palpable, concret.

Premier fait marquant : à côté des fauteuils où nous nous installons pour discuter, peu de temps après notre arrivée, j’observe une sculpture qui m’intrigue. On dirait une sirène ! En fait elle a été réalisée par les femmes des ateliers, celles qui viendront tout à l’heure, mais ce n’était pas volontairement une sirène, a priori pas pour elles, même si sa robe, que je trouve si belle, ressemble à des écailles.

L’idée, m’explique Claude, c’était quand même « une femme qui émerge ». J’y vois un signe.

La première participante à l’atelier arrive vers 14heures. La seconde un peu plus tard. Mais on attendra encore un peu avant de débuter, finalement avec trois participantes seulement. […]

On va dans la petite salle à côté où Claude et moi avions poussé les tables et chaises. Je leur propose un tout petit échauffement, et puis un exercice simple, sur la prise de contact par le regard. Je demande à chacune de parler d’un conte qui les a marquées quand elles étaient petites, qu’elles aiment bien, ou qu’elles racontent à ses enfants…

Le première raconte l’histoire de La Petite sirène, la deuxième celle des Mille-et-une nuits, et la troisième une courte fable que nous ne connaissions pas sur une maman qui récolte des bonbons pour ses enfants mais se les fait voler.

Puis, nous sommes parties sur des improvisations. J’installe un petit paravent pour créer des coulisses et rappelle que dans ce petit recoin on peut se concentrer, qu’on est hors-jeu.

Une des participantes venait de parler des Mille-et-une nuits en terminant son récit par « le roi l’a donc épargnée pendant 1001 nuits ». Aussitôt, comme d’une seule voix, avec les participantes : « Et…la mille-et-deuxième ?? Il la tue ? » On compte donc : « ça fait combien ça, 1001 ? 365 jours par an, donc un peu plus de deux ans et demi… »

La première improvisation que je leur ai proposé d’inventer c’était autour de cette question : que se passe-t-il le soir du 1002ème jour ?

Elles ont exposé plusieurs tableaux : une scène entre Shéhérazade et son père, qui ne veut pas qu’elle épouse le roi, qui sait et la prévient qu’il tue toutes ses femmes les unes après les autres ; la scène du mariage, avec le soir quand Shéhérazade raconte une histoire, très poétique, elle parle et il est suspendu à ses lèvres et elle lui annonce qu’il saura la suite le lendemain. Puis un autre soir encore. Et elles ont achevé en choisissant un happy end puisque, finalement, Shéhérazade a réussi à le convaincre que leur amour pouvait être éternel.

Nous avons recommencé. Un nouveau personnage est apparu, le bourreau, ou le croque-mort, au chômage, qui vient se plaindre au roi qu’il n’a plus de travail depuis deux ans. Le roi dit alors à Shéhérazade, le soir de la 1002e nuit, que son heure est venue. Comment résoudre ça ?

Finalement, elles trouvent une solution des plus éloquentes : Shéhérazade lui annonce in extremis qu’elle est enceinte, ainsi il ne peut pas la tuer… « Ne souhaitez-vous pas un héritier ? », demande-t-elle. Le roi ne veut qu’un fils, pas une fille, l’épargne, « je t’accorde neuf mois » ; heureusement pour elle, c’est bien un fils, qui la sauve donc une deuxième fois. Et là, comme stratagème final, elle dit « je dois nourrir votre fils, l’allaiter… »

On applaudit. Leur imagination et leur talent à incarner les rôles nous ont bluffée.

Nous constatons ensemble que Shéhérazade n’a donc sa vie sauve que parce qu’elle devient mère. Assez terrible.

La seconde histoire qu’elles ont jouée est partie du conte Aladdin. Pour découvrir ce qui se passerait si on pouvait exaucer les vœux… Je distribue les rôles et on intervertira pour voir plusieurs versions, que chacune puisse être soit la personne qui trouve la lampe magique, soit le génie, soit ceux qui incarnent la réalisation des vœux.

Les vœux ne diffèrent pourtant pas beaucoup. En premier arrive toujours la richesse, puis l’amour « de quelqu’un de beau, gentil, et serviable », le pouvoir. Une a souhaité aussi être la plus belle femme du monde. Il y eut alors aussitôt une jolie improvisation entre elle et son miroir, incarné par une autre femme qui reproduisait tous ces gestes à l’identique.

Dans la toute dernière version, alors que je n’avais fait aucun commentaire, une participante a introduit un génie très moral puisqu’elle a ajouté comme condition « que tes vœux servent au monde et pas seulement à ta petite personne, sinon après le troisième vœu tu seras enfermé dans la lampe à ma place. » Pour éviter d’être punie, alors que ses deux premiers vœux étaient encore l’argent, le château somptueux etc., elle a décidé de demander dix enfants malheureux à adopter pour partager la richesse.

La dernière histoire était celle de La Petite Sirène.

Je leur ai parlé de la sculpture qui trônait à côté, que c’était pour moi comme une petite sirène qui était vraiment devenue femme, qui avait grandi, mûri… J’ai expliqué que dans les recherches avec Carole, en impro aussi, on réfléchissait sur ce que deviendrait la petite sirène si elle ne mourrait pas. Je leur ai donné quelques pistes : elle pense qu’elle va mourir quand le prince la quitte, car c’est ce qu’on lui a dit, mais elle va rebondir, elle va survivre et s’en sortir… J’ai rappelé pour le personnage que peut-être elle parle bizarrement puisqu’on lui a coupé la langue...

Elles ont donc joué une scène où le prince quitte très promptement la petite sirène : « c’est fini entre nous », « mais pourquoi ? » « c’est comme ça, je ne t’aime plus », etc.

Et la petite sirène s’est jetée à ses pieds, effondrée, persuadée qu’elle va mourir, elle répète « je vais mourir, je vais mourir », « j’ai tellement mal aux jambes, tellement mal », c’était d’une grande justesse, très touchant.

L’interprétation nous montrait vraiment une petite sirène comme une personne handicapée, sa voix très particulière, et sa démarche, tout était bien senti.

Jusqu’à ce qu’une amie vienne lui dire « mais non, tu ne vas pas mourir », mais elle ne la croit pas.

Pour résoudre la situation, finalement, j’envoie un deus ex machina : un grand chirurgien.

Emerveillé par la beauté de la sirène, ce spécialiste lui propose de l’opérer - ça c’est l’interprète qui jouait le rôle qui l’a inventé - et elle n’aura plus mal, pourra remarcher normalement.

Evidemment, je leur ai fait remarquer (comme on l’avait vu déjà dans une autre improvisation à Ville Evard) que si elle avait été moche, personne ne l’aurait sauvée ! « Ben oui, c’est comme ça, toujours, dans les contes, ils sont tous beaux et belles ». Et on a donc parlé de cette tyrannie de la beauté.

Une d’entre elles a parlé de ce que ce conte disait de tout ce à quoi on doit renoncer quand on se sépare d’un milieu, de ses origines peut-être, et les épreuves qu’on traverse.

Au final, on a beaucoup ri, et la spontanéité de leur jeu, la richesse de leurs idées, le choix du langage soutenu des personnages qu’elles ont inventé, leurs intuitions de mise en scène, tout cela m’a vraiment impressionnée. " Karin


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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 16:52

Atelier mené par Karin Bernfeld, (Nimue, la marraine des petites empêchées) :

"Quand j’arrive dans la salle en bas des escaliers, là où doit avoir lieu l’atelier, l’animateur s’occupe encore des enfants du groupe précédent, pour le soutien scolaire.

Dès leur départ, on déplace les tables et les chaises pour définir un espace de jeu, pas très grand. […]

Petit échauffement rapide, en cercle, un exercice sur la joie et la tristesse à partir d’une phrase, d’un geste.

Ensuite je propose une improvisation autour du Petit chaperon rouge, mais en inversant tous les rôles. Le chaperon est un petit garçon, il y a une grande louve méchante, un père et un grand-père, une chasseuse.

Un des enfants très vif, qui a très envie de beaucoup jouer, a tout de suite voulu jouer le rôle principal. Mais il change l’histoire : dès sa rencontre avec la louve, il ne veut pas écouter le chemin qu’elle lui indique, puis il passe immédiatement au combat et la zigouille : en gros, il n’a pas du tout peur…

Donc on recommence, avec la précision qu’on ne change pas l’histoire cette fois-ci. C’est plutôt amusant, elles et ils semblent prendre du plaisir au jeu, mais ne développent pas beaucoup les dialogues.

Ensuite, on passe à « Blanc-Neige » avec sept naines. Pas facile car autant les filles sont toujours ravies de changer de sexe, autant un des deux garçons n’a pas très envie… Il y a quand même de jolis moments dans leur impro.

Je propose ensuite, directement issu du conte, un exercice par deux sur le miroir.

Le troisième conte que je leur propose en scène m’a été suggéré par un des participants, puisque c’est son conte préféré :  Barbe-Bleue qui devient donc pour eux « Barbesse-Bleue » qui tue donc tous ses maris. Mais là encore, l’histoire change car le garçon ne se laisse pas faire du tout : au retour de la cruelle Barbesse, il n’a pas peur et est prêt à la tuer (alors que normalement ce sont ses deux sœurs qui doivent le sauver).

Très vite le combat est inégal puisqu’ils sont trois à s’acharner sur la Barbesse. […]

On reprend l’histoire en changeant les interprètes.

Ce qui est frappant, c’est que lorsque Barbesse Bleue s’absente, il n’y a pas de réelle curiosité de son mari à ouvrir toutes les pièces puisqu’il a…un ordinateur ! (Qui est resté dans l’espace de jeu.)

Du coup, nous sommes obligés de préciser : « non, on va dire qu’il n’y a pas d’ordinateur », en constatant que, peut-être, si la femme de Barbe-Bleue (ou l’époux, donc, de Barbesse) avait eu un ordinateur, elle/il n’aurait jamais ouvert la porte de la pièce interdite. Qu’il n’y a plus de curiosité, etc. […]

On termine sur un conte qu’ils connaissent tous très bien : Cendrillon. Cendrillon est devenu un garçon, la marraine est un parrain/magicien, le prince est « une princesse charmante ».

Là encore, ils se sont visiblement jetés dans le jeu avec plaisir, mais nous avons été pris par le temps et nous avons dû nous dire au revoir. " Karin


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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 16:44

Atelier mené par Fanny Zeller, (Angel Ange, une des deux princesses des petites empêchées) et également la petite fille aux allumettes de la première ouverture 

"Nous avons commencé par quelques exercices de mise en route : Former un cercle, se tenir par la main, et faire passer un ‘courant électrique’ à son voisin une fois que nous l’avons-nous même reçu. Ainsi le but est de faire passer le courant le plus vite possible dans le  cercle, sans qu’il se perde en route / L’exercice de la balle imaginaire : toujours en cercle, les enfants se lancent un ballon imaginaire. Le but est d’être très à l’écoute, afin de ne pas oublier de rattraper la balle dès qu’on nous la lance, si celle si tombe par terre, elle disparaît et l’exercice est fini /  Exercice d’écoute : tous les enfants marchent calmement dans la salle, dès que je tape une fois dans les mains, ils s’arrêtent, deux fois dans les mains ils s’assoient, et quand je dis ‘hop’ ils sautent une fois sur place.

      Nous avons ensuite travaillé sur la sensation. Je leur ai raconté plusieurs extraits de la petite fille aux allumettes. Pendant ce temps, eux, vivaient l’histoire, en mimant la situation ; exemple ; « il fait très froid, on a le corps tout engourdi », «  tout à coup, on voit une grosse dinde de noël apparaître devant nous, elle est énorme, on essaye de l’attraper pour la manger, et celle-ci disparaît » etc

Nous avons continué avec la lecture du conte des trois ours dont ils ont inventé la suite, collectivement :

Une fois que Boucle d’or tombe nez à nez avec les trois ours, elle s’enfuit dans la forêt. La nuit tombe, elle ne retrouve plus le chemin de sa maison et tourne en rond. Elle aperçoit une nouvelle maison dans la forêt, s’approche, ouvre la porte et se retrouve à nouveau dans la maison des trois ours. Elle crie « ha ». L’ourson se jette sur elle et lui propose de la soupe. Elle accepte. Pendant ce temps, la maman de boucle d’or inquiète, est partie à sa recherche dans la forêt. Elle aperçoit la maison des trois ours et y voit boucle d’or. Elle s’affole. La maman ours lui propose donc de rester manger de la soupe. Elle accepte et se met à table avec eux. Le papa de Boucle d’or inquiet de ne pas voir sa femme et sa fille rentrer à la maison,  part à son tour à leur recherche dans la forêt. Il les voit dans la maison des trois ours, y entre, les prend par le bras et leur dit « Ca suffit maintenant on rentre ».La maman ours lui propose de la soupe mais il refuse. Boucle d’or, sa mère et son père rentrent donc chez eux. Le père interdit à Boucle d’or de retourner chez ces trois ours. Le lendemain, Boucle d’or retourne chez les trois ours, malgré l’interdiction, pour dire adieu au petit ours, et lui dire qu’elle l’aime. En rentrant, son papa la gronde pour avoir désobéît et lui interdit d’y retourner. Des années plus tard, Boucle d’or marche dans la forêt et tombe nez à nez avec petit ours qui est lui aussi devenu grand. Celui-ci lui dit « Boucle d’or ! Comme tu as grandi ! ». FIN !

Une fois la suite inventée, j’ai demandé à cinq enfants de faire les conteurs ; à tour de rôle, ils nous racontent une partie de cette suite. Quand je dis ‘stop’, ils s’arrêtent, et je fais venir un groupe d’enfants sur scène, qui mettent en jeu ce qu’ils viennent d’entendre Quand je dis à nouveau ‘stop’, les enfants s’arrêtent net, formant ainsi un tableau de la scène qu’ils viennent de faire. Ils retournent ensuite dans le public et les conteurs reprennent. Ainsi de suite jusqu’à la fin de l’histoire." 

Fanny

 


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Présentation

  • : Les petites empêchées - histoires de princesses
  • Les petites empêchées - histoires de princesses
  • : journal de création du nouveau spectacle de la Cie Sambre, ce blog est destiné notamment aux enfants et adolescent/e/s qui partagent avec nous cette aventure toute l'année, à travers des ateliers, répétitions ouvertes, étapes de création, ... Le spectacle qui met en scène des figures de princesses et d'héroïnes de contes populaires, est écrit et mis en scène par Carole Thibaut, en collaboration avec Karin Bernfeld, Astrid Cathala, Maryline Even, Karen Ramage, Fanny Zeller
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Infos!

Les répétitions des petites empêchées se déroulent d'octobre 2010 à mai 2011

Avant-première le 26 avril à l'Espace Germinal de Fosses (95)

Création :

Représentations du 29 avril au 4 mai au Théâtre de l'Est Parisien (Paris 20ème)

Puis du 25 au 28 mai à l'Etoile du Nord (Paris 18ème)

Production Compagnie Sambre / Renseignements : 06 42 78 48 40 / www.compagniesambre.orglink

en partenariat avec l'Etoile du Nord et l'Espace Germinal, et dans le cadre du festival 1, 2, 3 Théâtre 

avec le soutien de la Région Ile de France (dans le cadre des bourses de résidence d'écrivain/e/s en Ile de France)

La Compagnie Sambre est en convention avec la DRAC Ile de France - Ministère de la Culture et de la Communication, avec le Conseil Régional d'Ile de France (dans le cadre de la permanence artistique et culturelle), soutenue par le département du Val d'Oise.

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